Formation d’une cicatrice2La formation d’une cicatrice s’inscrit dans le processus naturel de guérison d’une plaie qui résulte d’un accident, d’une intervention chirurgicale ou d’une maladie. Plus la peau est endommagée, plus elle prend de temps à guérir et plus le risque d’avoir une cicatrice visible est élevé. Il est important de savoir que la cicatrisation est considérée comme l’étape finale de la guérison d’une plaie et que toutes les plaies (partielles et totales) formeront des cicatrices, mais que ces cicatrices ne seront pas toutes des cicatrices anormales. Les cicatrices normales se forment durant les 48 premières heures qui suivent la fermeture d’une plaie et peuvent s’estomper en trois mois, alors que les cicatrices anormales peuvent se développer jusqu’à 18 mois plus tard.1 Durant la première phase de la formation d’une cicatrice («inflammation»), on observe très peu de différence sur le plan clinique entre une cicatrice anormale et une cicatrice normale. Le corps produit des fibres collagènes pour fermer la plaie, et la région affectée de la peau est rougeâtre et surélevée. Cela se poursuit au cours de la deuxième phase («prolifération»), où les fibres collagènes caractérisant le tissu de granulation s’agencent en spirales, se renforcent et s’assemblent en faisceaux épais et compacts qui se disposent parallèlement à la surface de la peau. La troisième et dernière phase («maturation») repose sur un équilibre entre la formation de collagène et la dégradation du collagène. Cette équilibre est assuré par les cytokines (ou médiateurs de nature protéique) et d’autres inhibiteurs tissulaires. Le «collagène de type III» est habituellement remplacé par le «collagène de type I», se caractérisant par la réticulation plus dense du collagène et entraînant l’augmentation de la résistance de la plaie. L’altération de cette phase mène à la formation d’une cicatrice anormale. Épidémiologie des cicatricesPlus de 100 millions de patients qui habitent dans les pays industrialisés développent des cicatrices chaque année. Certaines d’entre elles causent des problèmes importants et sont traitées à l’aide de 55 millions d’interventions chirurgicales non urgentes et de 25 millions d’intervention chirurgicales suite à un traumatisme. Dans les pays industrialisés, on compte environ 11 millions de cicatrices chéloïdes et 4 millions de cicatrices résultant d’une brûlure, dont 70 % de ces cicatrices se voient chez les enfants. On estime que ces chiffres sont beaucoup plus élevés à l’échelle mondiale.
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